Immersion artistique dans la Cisternerne [Copenhague]

par admin6990
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C’est quoi la Cisternerne ?

Première journée à Copenhague. Nous commençons notre découverte de la ville par une balade à pied à partir de notre logement qui nous fait longer le grand cimetière Vestre (rien à voir avec nos cimetières tristes et gris français) puis la brasserie historique Carlsberg. Nous arrivons ensuite dans le parc Søndermarken où se trouve une curiosité historique : « Cisternerne ». Il s’agit d’un immense réservoir d’eau potable datant de 1859 qui a été désaffecté et reconverti en espace culturel. Lors de notre passage, ce dédale de colonnes et voûtes accueille l’exposition temporaire Psychosphère de l’artiste Jakob Kudsk Steensen.

Quelques chiffres :

  • Contenance de16 millions de litres d’eau.
  • Construit en 3 ans seulement.
  • Altitude : 31 m au-dessus du niveau de la mer.

Dès la descente sous le niveau du sol, on ressent une nette et rapide transition de l’extérieur chaud et ensoleillé estival vers l’ambiance de caverne sombre, fraiche et humide du réservoir. Cette sensation n’est pas pour nous déplaire après la bonne marche qui nous a amené ici ! La transition est également architecturale entre le parc arboré et la forêt de colonnes de pierres répétitives. Les repères sont plus flous, et avec l’omniprésence de l’eau, on se demande si on ne va pas ressortir les chaussettes trempées !

Un espace d’exposition artistique

La description de l’exposition est la suivante : « Il y a des milliards d’années, la vie a émergé dans des évents volcaniques profondément sous la surface de l’océan. L’exposition est basée sur le travail de terrain de l’artiste, car elle transforme l’espace souterrain de Cisternerne en un portail vers la mer profonde. Ici, les projections vidéo, le son, la lumière et la sculpture forment un récit sur l’interconnectivité profonde partagée par toutes les espèces vivantes sur Terre. » Cette installation bénéficie à merveille de l’ambiance du réservoir pour un rendu immersif dans lequel les paysages volcaniques des grands fonds marins prennent vie. Nous évoluons dans le parcours avec à la fois un sentiment d’enveloppement, mais aussi une petite crainte de rater le chemin tellement l’éclairage est faible. Finalement, le tour se passe bien et on s’étonne de ne pas avoir vu plus de dispositifs vidéo très courus actuellement.

Évidemment, l’acoustique du lieu est toute particulière, d’autant que l’exposition comprend une bande sonore mêlant notes planantes et enregistrements sous-marins. Écoutez l’enregistrement que nous avons fait sur place.

Avant de sortir, en lisant les explications inscrites sur des panneaux muraux concernant l’histoire et la géologie du lieu, nous prenons la dimension des enjeux stratégiques de l’eau déjà au XIXe siècle. Construit pour alimenter Copenhague en eau saine, ce réservoir et les kilomètres de canalisations associées représentent une forme de combat face aux épidémies de l’époque, et a fait entrer la ville dans une ère d’amélioration sanitaire. Aujourd’hui remplacé par les usines motorisées, ce réservoir a contribué à un confort auquel nos sociétés se sont attachées et n’imaginent pas devoir un jour se passer.

On retrouve enfin l’extérieur vivant avec joie pour la suite de notre découverte de la ville.

Pour en savoir plus

Site internet de l’exposition